L’association la Halte du Cœur propose, dans un rayon d’action de 180 kilomètres autour de Beaupréau, situé en Maine-et-Loire, et sur un modèle unique en France, une aide alimentaire auprès de personnes en situation de précarité et résidant en milieu rural.

Depuis décembre 2012, Adrien Périno est à la tête de la Halte du Cœur, une association qu’il qualifie « d’aide alimentaire, et uniquement d’aide alimentaire, à destination d’une population en situation de précarité et habitant en zone rurale ». La particularité de cette structure qui a soufflé sa trentième bougie en 2016 ? Avoir réussi à développer un modèle unique en France, pour subvenir aux besoins de « personnes dont les ressources sont inférieures au seuil de pauvreté selon l’Insee », et basé sur des dons issus des industriels de la filière agroalimentaire. Et, qui dit industriels, dit de grosses quantités à gérer, et induit forcément une logistique bien rodée. « On se positionne comme des logisticiens de l’alimentaire », précise le directeur de la Halte du Cœur et de sa vingtaine de salariés. Porteurs poids lourds, chariots élévateurs, stocks réfrigérés… Le circuit mis en place par l’association, reconnue d’intérêt général et fonctionnant sans aucune subvention, a permis la distribution, en 2017, de 2 700 tonnes de denrées alimentaires, soit l’équivalent de 54 millions de repas.

Comment ça marche ?

Les foyers bénéficiaires disposent, moyennant une participation financière de 47 €, d’un colis alimentaire leur permettant de se nourrir de façon équilibrée durant une dizaine de jours. Le paiement de cette somme « permet de garantir une dignité de la personne, et de réaliser 70 à 80 % d’économie selon les saisons par rapport à un circuit classique », d’après Adrien Périno. Sur les 22 points de distribution de la Halte du Cœur, répartis sur 8 départements, deux à trois sont alimentés quotidiennement, entre 12h30 et 14h. « Nos poids lourds sont des épiceries ambulantes », résume le directeur. Les partenaires industriels de la Halte du Cœur ? Sodebo, Fleury Michon, La Boulangère, Pasquier, Yoplait… Adrien Périno ne nie pas que le facteur géographique a joué dans le développement de l’association : « comme la région Bretagne, la région Pays de la Loire est très développée dans le secteur agroalimentaire. » Ces dons encombrent les stocks les industriels. La date de péremption des produits est trop courte, ou alors on relève des problèmes d’étiquetages sur les emballages. Alors, tout en respectant les règles d’hygiène et de sécurité alimentaire, la Halte du Cœur réceptionne et reconditionne ces produits avant distribution. « Et sur ces temps de distribution, nous organisons également des animations dont le but est de créer du lien social. » Parce que la solidarité restera toujours le maître mot d’une association au grand cœur.

Ismaël Martin

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