Les 480 salariés de l’association Aide à Domicile pour Tous 44 accompagnent au quotidien des publics en perte d’autonomie, en situation de handicap, des enfants et des aidants de Loire-Atlantique. Une semaine par an, le dispositif Vis mon travail social leur permet d’échanger et de mieux appréhender l’environnement de leur métier.

Entre la Carrière Miséry et la Loire, au pied de la butte Sainte-Anne, le siège de l’association Aide à Domicile pour Tous 44 (ADT 44). Le directeur Geoffroy Verdier nous attend. Tout autour de son bureau du premier étage, une vingtaine de salariés (de la comptabilité aux ressources humaines, en passant par la communication et le bureau d’une psychologue) s’activent devant leurs ordinateurs. Depuis huit ans, Geoffroy Verdier pilote cette association forgée sur une base de « culture de travail social ». Fondée, au départ, sur les piliers de solidarités familiales et de voisinages pour venir en soutien aux femmes seules et aux fratries nombreuses, ADT 44 occupe aujourd’hui un champ beaucoup plus vaste. En effet, ses activités recoupent désormais autant une aide matérielle de la vie quotidienne (ménage, repassage, courses, repas…) que des interventions aux domiciles des personnes âgées et/ou en situation de handicap pour maintenir et garantir relations sociales et repères. Au rayon actualités, une micro-crèche a récemment ouvert ses portes à Pontchâteau. « Nous intervenons sur toute la Loire-Atlantique. Autant à Nantes ou Saint-Nazaire, qu’à Préfailles ou Châteaubriant. On connaît très bien le département », précise le directeur. En chiffres, ADT 44 cela donne 350 000 heures travaillées chez 3 500 usagers. Rien que ça.

Sur le terrain, l’association, qui cumule plus de trente ans d’expérience dans le domaine de l’aide à domicile, dispose de plusieurs corps de métiers pour mener à bien ses différents services proposés. Ainsi, techniciens d’intervention sociale et familiale côtoient assistants de vie et auxiliaires de vie sociale. Et des responsables de secteur assurent le lien entre l’intervenant et la personne aidée, ainsi que le suivi de l’activité. « La particularité de notre métier ? commente Geoffroy Verdier, c’est de recruter également des personnes qui n’ont pas forcément de diplômes, et de les former rapidement en interne. » Depuis 2014, sur une initiative développée par l’Agence Nationale pour l’Amélioration des Conditions de Travail (ANACT), ADT 44 incite, une semaine durant, ses salariés à dialoguer et partager des expériences autour de leurs conditions de travail. « Cela peut permettre aux salariés que j’appelle sédentaires d’aller sur le terrain et de découvrir le territoire. En 2015, par exemple, je suis allé faire le ménage chez une salariée. Et ce matin, j’ai rencontré un prescripteur. » Le dispositif se nomme Vis mon travail social, et, au moment où nous rencontrons Monsieur Verdier, nous sommes en plein dedans. « Cette année nous avons axé le dispositif sur la rencontre avec nos nombreux partenaires. Cela peut être une personne de Pôle emploi, quelqu’un du Conseil départemental, une association intermédiaire ou des collègues éducateurs ou infirmières… La plupart du temps, ce sont des partenaires que l’ont connaît, des gens qui se croisent et qui vont apprendre à se connaître. » Cette année, ce sont 45 salariés de l’association ADT 44 qui ont été concerné et qui ont pu rencontrer une trentaine de partenaires.

Ismaël Martin

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