En juin dernier, la SAS nantaise EVEA, spécialisée dans le conseil, la formation et la vente de logiciels en éco-conception, s’est transformée en Scop (Société Coopérative et Participative). Une démarche singulière dans laquelle les 18 salariés en CDI, désormais tous associés, accéderont graduellement au capital, sous 4 à 5 ans. Son dirigeant, Jean-Baptiste Puyou, reste quant à lui à la tête de l’entreprise, tout en cédant progressivement une partie de ses parts.

Développement

Implanté, en plus de son siège social à Saint-Herblain, à Lyon, Troyes, Tours et Montpellier, le cabinet conseil, créé en 2005, entend asseoir sa notoriété sur le long terme, sur un secteur en plein développement. Parmi les clients déjà conseillés, formés et outillés par EVEA, un certain nombre de grandes entreprises des secteurs électroniques, naval et aéronautique, matériaux de construction, agroalimentaire ou grande distribution, et des PME innovantes sur tout le territoire français. Leur point commun ? Le besoin de connaître les impacts de leurs produits sur l’environnement et de mettre en oeuvre des améliorations, en agissant sur le choix des matières premières, la fabrication, les fonctions et l’usage de leurs produits, leur devenir en fin de vie… C’est une approche du « cycle de vie des produits » en plein essor, dans le contexte de la transition écologique et de l’économie circulaire.

Equité et implication

Le cabinet, créé il y a douze ans par Jean-Baptiste Puyou, défend depuis ses origines une vision d’équité et d’implication. « Plusieurs salariés étaient déjà associés, mais en transformant EVEA en Scop, nous mettons en cohérence notre métier, qui est notamment de conseiller nos clients sur les questions de responsabilité et de gouvernance partagée, avec nos propres statuts », indique le dirigeant. « Le modèle coopératif permet à l’ensemble de l’équipe de s’impliquer dans le succès d’EVEA sur le long terme, tant sur des questions d’évolution stratégique que sur la gestion quotidienne de l’entreprise, et à favoriser la montée en compétences de chacun. La redistribution juste des richesses contribue de plus à renforcer le sentiment d’équité et à fidéliser l’équipe », complète Jean-Baptiste Puyou.

Une accession progressive au capital

Afin de permettre à l’ensemble des salariés d’accéder au capital de l’entreprise sans avoir à emprunter ou à consentir à un effort financier trop conséquent, un choix singulier a été fait par son dirigeant, accompagné à toutes les étapes de ces démarches par l’Union régionale des Scop de l’Ouest. « À un horizon de 4 à 5 ans, je vais progressivement céder la moitié de mes parts. Les nouveaux associés-salariés mobiliseront une partie de leur prime de participation pour acquérir graduellement leurs parts », précise-t-il.

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