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L’association Bout’ à Bout’ est née en 2016 de la volonté de réduire l’impact environnemental de nos emballages alimentaires, grâce à la consigne des contenants.

Mise à jour : octobre 2021. Ce portrait a été publié une première fois en novembre 2020, à l’occasion du Mois de l’ESS. 

Elle vise à développer une filière régionale de réemploi des bouteilles et bocaux, comme alternative à leur recyclage. En effet, le processus de recyclage implique une fusion à environ 1600°C durant 24 heures, ce qui le rend très émetteur en CO2 et consommateur en énergie. A fortiori, notre région est dépourvue d’usine verrière, d’où un impact carbone accru par le transport.

L’enjeu est aussi de promouvoir les contenants en verre consignés comme alternative aux emballages plastique, dont les performances de collecte et de recyclage sont très faibles.

Outre ses valeurs écologiques, Bout’ à Bout’ promeut un modèle d’économie relocalisée favorisant les producteurs de notre territoire, l’emploi local et la coopération entre les acteurs.

Répondant au souhait des acteurs de produire et consommer de manière responsable, Bout’ à Bout’ a alors mis en œuvre différentes actions pour structurer et développer cette filière :

  • la mobilisation des parties prenantes clés de la chaîne de valeur, la coopération entre ces acteurs pour créer des solutions techniques et organisationnelles, puis la sécurisation de ces solutions (cahiers des charges, labels) ;
  • l’accompagnement des producteurs dans les adaptations techniques nécessaires ;
  • la création d’une offre logistique de collecte mutualisée, réalisée par des acteurs de l’insertion, avec le double intérêt de limiter l’impact du transport grâce à la mutualisation et de lever un frein majeur pour les producteurs ;
  • l’information et la sensibilisation des consommateurs, via une communication sur les bouteilles, les lieux de vente, les réseaux sociaux, dans les médias, les événements, etc.

Depuis 2021, l’association Bout’ à Bout’ se complète d’une entreprise pour le changement d’échelle et l’industrialisation de la filière. L’agrément ESUS sera sollicité rapidement pour cette SAS, qui dispose déjà de statuts de l’Economie Sociale et Solidaire.

L’ambition est de passer de 1 Million à 15 Millions de contenants réemployés d’ici à 2025, grâce à l’investissement dans une plateforme régionale de lavage éco-performante. Un système complet de traçabilité est en développement pour suivre et gérer les flux au sein d’ un maillage dense de points de collecte.

L’association Bout’ à Bout’, elle, poursuit ses missions de sensibilisation et d’information des consommateurs, ainsi que d’expérimentation.

Prévisions en termes d’emploi

L’équipe compte 6 ETP en 2021, pour près d’1 million de bouteilles réemployées.

Pour le réemploi de 15 millions de contenants par an en 2025, nous prévoyons une équipe de 17 ETP (dont 10 ETP pour la plateforme de tri et de lavage), ainsi qu’11 ETP indirects pour les transports, externalisés.

Un système vertueux pour le territoire

La consigne, en redonnant de la valeur à la matière, crée une boucle plus vertueuse de l’économie circulaire qui permet jusqu’à 80 % de réduction des émissions de CO2 par rapport au recyclage.

C’est aussi un enjeu de territoire en matière d’économie locale, car il favorise les producteurs régionaux. En effet, de longs trajets pour relivrer les bouteilles à des producteurs d’autres régions n’auraient pas d’intérêt économique, c’est donc un système qui prend tout son sens et son intérêt en boucle régionale.

De plus, le lavage est réalisé sur place, alors qu’il n’existe pas d’usine verrière dans la région. Enfin, Bout’ à Bout’ a recours à des structures de l’insertion en priorité pour la collecte des bouteilles (Envie 44 pour la Loire-Atlantique, Trait d’Union pour la Vendée, etc…)

Un projet ancré dans l’Économie Sociale et Solidaire

Bout’ à Bout’ relève de l’ESS de par sa forme juridique, mais aussi son ADN et ses partenariats. Elle s’inscrit dans l’ESS de par sa volonté de défendre un modèle de filières de consigne régionales ancrées dans leur territoire, qui mutualisent des outils et des fonctions support pour un fonctionnement harmonisé de la consigne en France, mais qui gardent chacune leur identité et leur marge de manœuvre. C’est dans cette optique que Bout’ à Bout’ essaime et partage son expérience de pionniers au sein du Réseau National Consigne.

« La consigne pour réemploi a toute sa place pour construire le monde de demain : un monde où l’on fonctionne majoritairement en boucles locales, où l’on ne gaspille plus les ressources alors qu’on peut faire autrement, où le critère de l’impact est prioritaire sur celui du coût ou du marketing, où l’emploi local et solidaire reprend une vraie place dans l’économie… Et aujourd’hui, la consigne est littéralement poussée les consommateurs-citoyens : à force d’être réclamée, elle a trouvé un écho auprès des producteurs, même des plus gros industriels. En 4 ans, le contexte a énormément changé, depuis la base de la société, grâce aux citoyens. Cela m’a permis de prendre la mesure de notre pouvoir d’action. »

Céline COUCHÉ, fondatrice de Bout’ à Bout’

Contacter l’association Bout’ à Bout’

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