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La Coopérative funéraire de Nantes est une agence de pompes funèbres unique en son genre sur le territoire français.

Ligne de bus 89, direction Le Cardo. Arrêt Forum, à Orvault. Au milieu de cette zone d’activités et des bâtiments en tôle des Gifi, Jardiland et Castorama : la Coopérative funéraire de Nantes. Inspiré des modèles développés au Québec dans les années 40, il s’agit de la première structure du genre dans l’hexagone. Un projet créé officiellement en 2016, et emmené notamment par Sabine Le Gonidec.

Un coup de pied dans la fourmilière du funéraire

Tout commence en 2012, lorsque Sabine Le Gonidec, alors responsable du service communication de Loire-Atlantique Tourisme, accompagne sa mère dans les diverses démarches liées aux obsèques de sa grand-mère. « C’était la première fois que j’y étais confrontée. J’ai découvert un monde. Des produits très obsolètes aussi ! Je me suis rapidement demandé ce que pouvait être l’innovation dans le funéraire, un secteur qui avait l’air d’être coincé dans le temps. »  Le constat est clair : le problème réside plutôt dans le concept en tant que tel que dans les produits proposés. Mais aussi, « on est pas du tout outillé sur les différentes possibilités du funéraire ». Alors Sabine s’entoure et impulse la création d’un collectif d’une dizaine de personnes, en 2013, pour construire « un acteur qui fasse contrepoids des pratiques, un coup de pied dans la fourmilière du funéraire ». Le modèle de coopérative développé au Québec va devenir une source d’inspiration primordiale pour ce collectif nantais. D’abord, parce que « la coopérative est une marque montante et de confiance ». Ensuite, car le secteur du funéraire offre des perspectives de croissance intéressantes pour un projet solidaire qui envisage de « calculer des prix justes et proposer des services et produits de qualité ». Mais aussi, « de réinvestir l’argent dans des actions sans but lucratif ».

Une gouvernance partagée, sans logique financière et une transparence totale

Après plusieurs rencontres avec des associations, des têtes de réseaux, des chefs d’entreprises, et avec l’aide du réseau France Active, Sabine Le Gonidec et 34 autres personnes signent les statuts de la coopérative. Au centre : une gouvernance partagée, sans logique financière et une transparence totale. Le collectif d’origine prend la forme d’une Société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) dont chaque membre est considéré comme propriétaire. Ces membres sont des personnes qui désirent utiliser les services funéraires de la coopérative en prévision de leur propre décès ou lors du décès d’un proche. Mais quels sont ces services ? « Beaucoup de sur-mesure. On passe beaucoup de temps avec les familles. Pour le courrier, l’administratif, les dossiers, les démarches… Il y a une grande partie conseil et accompagnement jusqu’à la commémoration funéraire et la cérémonie. » Sur place, à Orvault, Sabine Le Gonidec, Sophie Dronet (maîtresse de cérémonie) et Brigitte Brodin (ancienne préparatrice en pharmacie) officient en tant que salariées de la coopérative et accueillent le public. Elles sont les garantes d’une démarche d’information et d’accompagnement des familles à toutes les étapes de l’organisation des obsèques. Et même si Sabine Le Gonidec nous confie que la coopérative est « en test sur les tarifs qu’elle pratique aujourd’hui », la structure se développe à vitesse grand V. En témoigne un téléphone qui n’arrête pas de sonner.

Ismaël Martin

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