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AlternaTri 49 est une association d’insertion qui propose, à des personnes éloignées de l’emploi, des activités de collecte, de tri et de recyclage dans le Maine-et-Loire.

Avant d’accéder à notre sujet du jour, il nous faut parcourir un peu de chemin. Une sorte de jeu de poupées russes à décortiquer. Notre point de départ : l’IRESA, soit l’Inter réseau de l’économie sociale et solidaire en Anjou. Née il y a 11 ans d’une réflexion commune entre des acteurs locaux et universitaires, et épaulée par la CRESS des Pays de la Loire, l’association se positionne comme un réseau départemental, qui fédère aujourd’hui 110 structures (associations, coopératives, mutuelles, organisations syndicales…) et 55 adhérents individuels. A l’IRESA, deux chargées de développement sont accompagnées d’une équipe de 25 bénévoles (membres du Conseil d’administration) pour œuvrer quotidiennement à la création d’espaces de rencontre destinés à cultiver la culture ESS en Maine-et-Loire.

Adhérent de l’IRESA, Fibres49 se présente comme notre seconde étape. Ici aussi, l »idée qui émerge est de regrouper. Mais également de s’inscrire dans une dynamique de transition énergétique. Ainsi, Fibres49 accompagne 13 structures d’insertion, acteurs locaux de l’économie sociale et solidaire, regroupées sous une marque commune pour proposer un service de collecte des déchets des petites entreprises. Le leitmotiv ? Passer d’une économie linéaire à une économie circulaire. Comprendre : revenir à une économie où les circuits courts ont la priorité.

Point d’arrivée. Structure d’insertion initialement développée à Laval, AlternaTri est implanté à Trélazé, en périphérie d’Angers, depuis le dernier trimestre de 2016. Un projet initié par Sébastien Boudaud, ex-cadre d’une grande entreprise et aujourd’hui directeur d’AlternaTri 49, et qui semble déjà bien installé en Maine-et-Loire. « Notre première activité est sociale », soutient le directeur. « On identifie les freins à l’emploi pour aider des personnes à retrouver de la confiance et le chemin de l’entreprise classique. Nous leur proposons alors une activité économique : la collecte pour le recyclage des déchets. » Cette association au défi alternatif organise son recrutement en coopération avec les acteurs de l’emploi du territoire, qui suivent des candidats en difficulté. « Nous disposons d’un agrément chantier d’insertion, sous statut associatif, qui nous permet d’embaucher des personnes éloignées de l’emploi et en situation de fragilité. » Les 13 salariés sont en CDDI (contrat à durée déterminée d’insertion) pour accéder aux postes d’agents de tri, de chauffeurs collecteurs ou de caristes. « Chez nous, on ne parle pas forcément de déchets, mais plutôt de matières recyclables. » Papier, carton, plastique, verre, bois, piles, cartouches, ampoules, gobelets en plastiques : AlternaTri 49 collecte tout ce qui peut être renvoyé dans une filière de recyclage. Le but étant d’éviter que ces déchets partent à l’incinération ou l’enfouissement. Mais la mission de l’association angevine ne s’arrête pas là. « Nous travaillons aussi sur la sensibilisation au tri du papier auprès des écoles. » Durant l’année scolaire qui vient de s’écouler, pas moins de 3 500 élèves du département ont pu profiter du savoir-faire des membres d’AlternaTri 49. Au programme : l’histoire du papier, la fabrication du papier recyclé et son exploitation. Une initiative qui a fait mouche et qui sera donc reconduite à la rentrée prochaine. Une bonne manière de développer durablement un modèle écologique basé sur la proximité.

Ismaël Martin

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