Le Mouvement associatif, en partenariat avec le RNMA et Recherches & Solidarités, a publié les résultats du troisième volet de l’enquête concernant les impacts de la crise sanitaire sur les associations.

Cette enquête a été construite avec l’appui des membres du Mouvement associatif et du RNMA, en lien avec la direction de la jeunesse, de l’éducation populaire et de la vie associative (DJEPVA) du Ministère de l’Education Nationale, de la Jeunesse et des Sports, et avec le soutien d’Hexopée et de France Générosités.

Au total, 10 000 associations ont témoigné de leur situation, des impacts de la crise sur leur organisation, sur le bénévolat et sur le déroulement des activités, ont confié leurs préoccupations immédiates et leurs besoins.

Des impacts financiers contenus sur 2020, des signes de tension sur 2021

Les dispositifs d’aides et de soutien mis en place, l’accès au chômage partiel, le maintien des partenariats ont permis à une majorité d’associations de limiter les impacts financiers sur leur budget 2020. 44% se déclarent à l’équilibre ou avec un léger excédent, 22% avec un déficit acceptable.

Mais en avril 2021, 40% des associations sont encore quasiment à l’arrêt, plus d’une sur deux déclare une baisse des cotisations (contre 27% à l’été 2020), et une
sur 5 subit une augmentation des coûts générés par la crise.

Dans un contexte marqué par les incertitudes, une priorité : recréer du lien

Les premiers sujets de préoccupation à court terme des associations sont la capacité à disposer à nouveau de lieux d’accueil pour leurs publics, pour 71% d’entre elles, et la reprise des relations avec ceux-ci, adhérents, bénéficiaires, un sujet bien plus prégnant qu’il y a quelques mois (55% contre 45% en 2020). Vient s’y ajouter la nécessité d’adapter les activités dans la durée et/ou au contexte sanitaire encore fragile, pouvant entrainer des annulations d’évènements ou d’activités.

Les associations, lieu de sociabilisation, de partage, de rencontres, sont touchées au cœur par une crise qui a renvoyé et maintenu chacun chez soi pendant de longs mois. Nul ne peut encore en mesurer pleinement les effets à moyen et long terme, mais les associations sont tout à fait conscientes des enjeux : les liens avec les adhérents et les bénéficiaires en particulier et la (re)mobilisation des bénévoles et dirigeants sont au premier rang des sujets à prendre en compte dans les prochains mois.

Quels besoins pour répondre à ces enjeux

Face aux incertitudes des conditions de reprise et à la perspective d’arrêt des dispositifs généraux de soutien, le besoin de sécurisation financière est clairement
exprimé, notamment par la demande de confirmation des subventions annoncées (25%), et la possibilité d’aide financière exceptionnelle au regard de la situation (20%). Mais les besoins sont aussi des besoins de visibilité, d’aide à la communication (21%) ou d’outils numériques pour animer la vie associative à distance (17%). Des besoins très concrets pour remettre en route pleinement la dynamique collective qui fait le cœur de la vie associative.

Retrouvez les résultats de la première enquête ici et ceux de la seconde enquête ici.

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